La goutte de pétrole qui fait déborder le baril
Communiqué de presse
La SARTEC accueille avec beaucoup de respect la décision de Steven Guilbeault de quitter son poste de ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et s’inquiète de la place réelle qu’occupe la culture dans la stratégie du premier ministre Mark Carney, à l’aube d’une renégociation de l’ACEUM avec les États-Unis et le Mexique.
La culture sacrifiée sur l’autel du pétrole
En officialisant ce jeudi 27 novembre une entente énergétique avec l’Alberta, le premier ministre Mark Carney signe un recul sur ses priorités environnementales et provoque la démission d’un membre éminent de son cabinet en la personne de monsieur Guilbeault.
« La SARTEC déplore la perte d’un allié du milieu culturel et tient à remercier le ministre Guilbeault pour son écoute et son travail appliqué au cours des derniers mois », déclare l’autrice et présidente de la SARTEC, Chantal Cadieux. « Sa démission, dans le contexte actuel, est une preuve de son engagement pour la cause environnementale. Son militantisme et sa connaissance de nos dossiers manqueront certainement au cabinet de monsieur Carney. »
La culture n’est pas un levier de négociation
Plus tôt cette année, le premier ministre avait aboli la taxe sur les services numériques, cédant ainsi à la pression exercée par le président américain.
Dans quelques mois, une délégation de négociateurs canadiens entamera la renégociation de l’accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM).
« Devrions-nous nous inquiéter du sort qui sera réservé à l’exemption culturelle ? » s’interroge Laurent Dubois, directeur général de la SARTEC. En effet, grâce à cette exemption, chaque pays demeure souverain dans sa manière de protéger ses industries culturelles. « Il y a fort à parier que les équipes du président américain souhaiteront remettre en question cette disposition. Renoncer à cet acquis reviendrait à mettre en péril notre souveraineté culturelle », conclut Laurent Dubois.
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Entrevue de Laurent Dubois avec Radio-Canada